Vous avez remarqué ? On ne nous en parle plus. Parfois un petit reportage sympa présenté par Pernaud, d’un gentil blaireau tatoué qui aimerait bien être cowboy. A la météo, cet ouragan qui a fait plus de peur que de mal. Quelques actus’ politiques, il y’a bien Obama, le gentil hawaïen, et Mc Cain, la méchante frite au four. Mais sinon ? Rien. Silence radio. Pourtant, avec l’arrivée au pouvoir de « Sarkozy the American », on aurait pensé en bouffer du Ketchup, du Mc Do, des grosses cylindrées et de « l’american way of life ».

Quelque part, me direz-vous, on en bouffe. En référence, en image. Les pubs toujours plus racoleuses, portées sur l’esprit de la famille et la tradition, la bonne morale, et paradoxalement les nichons siliconés. Les émissions sensationnalistes à la con. Le fric, partout à l’écran et nulle part dans la vie. Le manichéisme primaire et bien-pensant, qui s’insinue jusque dans les cercles politico-intellectuels les plus « élevés » (c’est à dire les riches proches du pouvoir). Notre rêve américain sauce Sarkozy.

Mais en vrai, hormis cette vague représentation qu’on se fait d’un gros truc luisant, huilé et chromé, là bas, de l’autre côté de l’océan, les États-unis, ils en sont où ? Quand on y pense, dans la vraie vie, on a pas trop de nouvelles, juste quelques bouffées suggestives qui sentent les ailes de poulet et le pétrole.

Alors, USA pourquoi tu n’écris plus ?

Figurez-vous que USA est malade, très malade. Cette maladie est contagieuse par le verbe, et il vaut mieux ne pas l’ébruiter. Parce qu’en l’ébruitant, on pourrait suggérer que le modèle que suit l’occident depuis un demi-siècle est train de mourir. Les faits sont pourtant là. Mais pas à la télé. Petit récapitulatif de toutes ces infos absentes des infos.

Captain American.Ça commence avec la thune, parce que ça commence toujours avec la thune. Le dollar, le billet vert de référence, est à l’origine de la crise économique actuelle. Le dollar, présent en vastes quantités dans toutes les banques nationales du monde, fond souverain par excellence, a perdu un tiers de sa valeur en un an (source Bloomberg). Information alarmante quand on comprend que cette devise soutient l’économie mondiale depuis la seconde guerre mondiale. Faites un sondage autour de vous, quelqu’un est au courant ?

Longue histoire, que celle de la chute du dollar. Mais pas si compliquée à comprendre. Tout commence après la crise de 29, avec la création de la Fed. C’est également ici que tout se termine, pour le dollar. Pourquoi ? Une évidence mathématique lorsqu’on se penche sur le fonctionnement de la toute-puissante Fed. La Fed, c’est la banque centrale des États-unis. C’est elle qui imprime le flouze. Curieusement, la Fed n’est pas un organisme d’état, mais est détenue par un conglomérat de banques privées. Lorsque le gouvernement américain veut faire imprimer des dollars, il les achète à la fed. À un taux d’intérêt variable.

Problème. Quelle est la devise des USA ? Le dollar. Comment rembourser la dette contractée auprès de la Fed pour la création de nouvelles devises ? Avec des dollars. Comment les obtenir ? Auprès de la Fed. Ce cercle sans fin se poursuit donc depuis 1929, accentuant chaque année la dette nationale, qui aujourd’hui se situe autour des 9 671 000 000 000 $ (chiffre que je ne saurais lire). Cerise sur le gâteau, la Fed ne publie plus depuis mars 2006 le rapport de masse monétaire M3, qui déterminait la quantité de dollars en circulation. Ce qui laisse penser que les presses tournent à plein régime depuis cette date pour essayer de maintenir à flot une économie défaillante. Si ces chiffres paraissaient, il y’a fort à parier que le dollar s’effondrerait en une seule séance de Wall Street, victime d’une inflation monstrueuse. Pendant ce temps, la dette nationale continue de grimper au rythme vertigineux de 2 milliards de dollars par jour. C’est à dire, à l’heure actuelle, une dette d’environ 32 000 dollars par foyer américain.

Parlons en, des foyers américains. Car ces foyers aussi, contribuent à la dette. Aux états-unis, comme en France d’ailleurs, plus moyen de s’acheter un foyer sans s’endetter sur toute une vie. Voici une autre statistique étonnante et peu ébruitée. Aux USA, un emprunt sur 50 se termine par une saisie (source « Les affaires »). On a vaguement entendu parler de la crise des sub-primes, mais pas trop, histoire de pas trop effrayer les vielles, parce qu’avec la libéralisation rampante que connait la France sous Sarko, on est pas bien loin de reproduire ce type de connerie. Cette petite bulle immobilière à fait plop fin 2007, entrainant des saisies massives qui ont foutu à la rue un foyer sur 500 en moyenne, avec un pic à 1 foyer sur 118 dans l’état du Nevada. Notre image des USA devrait en prendre un coup, avec un M. Ingalls dehors sous un pont, les filles qui se prostituent pour du crack, et la mère qui fait la manche. Charles cherche un taf, mais vu les statistiques au niveau des offres d’emploi, il risque pas d’en trouver. La petite maison à crédit dans la prairie (jusqu’à 800 % pour les plus pauvres). La petite maison saisie dans la prairie. Bref.

Passons sur les banques qui ont coulé (Bear Stearns, Citigroup), celles qui vont couler (Merryl Lynch, Lehmann Brothers), et autres géants de l’immobilier Fannie Mae et Freddie Mac qui se effondrés comme des châteaux de cartes. Si USA écrivait elle (ou il ?) nous dépeindrait une image pas bien glorieuse d’un géant non seulement aux pieds, mais aussi aux chevilles, genoux, cuisses et une bonne partie du bassin en argile, et qui serait atteint d’argilite, la maladie de l’argile qui progresse en remontant vers la tête (même si on savait que cerveau était atteint depuis longtemps). Pas vraiment l’exemple de la stabilité.

Qu’est ce qui différencie encore les États-unis du tiers monde ? Plus grand chose, hormis la chose, celle qui fait qu’on les prend toujours au sérieux ces ricains. Leur armée. Comme on a pu le constater, les USA ne lésinent pas sur leur budget militaire, et ces mêmes militaires s’évertuent à maintenir encore la tête du dit géant hors de l’eau (c’est mauvais pour l’argile, l’eau). Comme dit le dicton, « on fait avec ce qu’on a ». Je m’explique. Ceux qui suivent un peu la bourse font vite le rapprochement entre le pilier de l’économie mondiale (le pétrole) et le cours du dollar. On dit pas pétrodollar pour rien. Quand le pétrole monte, le dollar baisse, et vis et versa.

Du coup, les États unis moribonds sont en guerre, non pas contre un « axe du mal » imaginaire, mais contre toute nation productrice de pétrole qui chercherait à éviter les transactions en dollars. Négocier le pétrole en une autre devise que le dollar pourrait être un coup fatal pour le cours du billet vert, ce qui achèverait à coup sûr l’économie fragile des États-unis. On a donc vite fait d’appeler état terroriste le Venezuela, qui après avoir tenté d’obtenir des euros pour son or noir à été coïncidentalement le théâtre d’un coup d’état en 2004. Depuis Chavez a quelque peu fait marche arrière. L’Irak, dont on connait le sort, avait tenté la même, tout juste six mois avant l’invasion de 2003. Les choses se sont rectifiés là-bas depuis, avec le retour au pétrodollar. Reste l’Iran, qui en février 2008 a ouvert sa bourse du pétrole en rials. On sait donc ce qui les attend.

USA n’écrit plus, et pour cause. L’Europe, ainsi que la France, sont dans de beaux draps. Affectés de plein fouet par la chute accélérée de notre allié d’outre-Atlantique, on ne sait plus vraiment où se mettre (« on » désigne ici nos dirigeants, perso je sais très bien où me mettre). Personne ne peut vraiment reprocher aux ricains de vouloir sauver leur économie (et parallèlement la nôtre, avec tous ces dollars dans nos banques qui perdent jour après jour de leur valeur). Mais c’est aussi débile de cautionner une invasion de l’Iran, ce qui ferait monter le pétrole en flèche, et plomberait le dollar encore plus vite (je passe ici sur le facteur humain, ceci est un article économique). On ne peut même pas renvoyer à l’envoyeur ces $ fonds souverains $, parce qu’entre alliés qui détiennent l’arme nucléaire, ça se fait pas de dévaluer la devise du plus méchant (ni la devise de celui qui a déjà montré que la guerre, c’était pas un souci quand il s’agissait de la défendre).

USA n’écrit plus et la France attend, avec sa bite et son couteau, et son CAC 40 qui vire au rouge. On fait de son mieux pour coller au modèle américain, vendre du rêve aux pauvres crétins et aux crétins pauvres, même si ça commence sérieusement à sentir le cadavre. USA n’écrit plus,
ni sur TF1, ni sur France télévision. Quelques bribes sur le câble, quelques mots sur le net. Mais globalement, presque rien sur la mort d’un pays imaginaire, de peur d’accélérer le processus de putréfaction. USA n’écrit plus, trop occupé à la maison, avec le testament des dettes, et en même temps c’est pas si mal. USA n’écrit plus, tant pis, pas de nouvelles, bonnes nouvelles ?

Pas sur… On disait sans doute ça du Titanic.

PKD.

Cet article a été posté le Vendredi, 5 septembre, 2008 à 22:19 • Par Searclaw.
Catégories: Politique.

17 Commentaires, Commentaire ou Rétrolien

  1. 1 - kNo Gravatar

    bon article, manque juste de citer quelques sources pour les chiffres.
    PS : on écrit « … et vice versa » et non pas « … et vis et versa ».

    ++

  2. 2 - SearclawNo Gravatar

    Oups, petit oubli de ma part… :-) Gracias, K !

  3. 3 - SearclawNo Gravatar

    C’est vrai, sinon ça fait un peu Tranxen 200… Référence….

  4. 4 - ChinaskiNo Gravatar

    Je pense, pour y être allé, que ce peuple est très sensiblement plus débile que la moyenne. Avec les USA maîtres du monde, c’est un peu comme si le benêt du village avait trouvé le moyen de tenir le flingue, le goupillon, et le sceptre…

  5. 5 - NounNo Gravatar

    Pour compléter l’article, ajoutons que Fannie Mae et Freddie Mac viennet d’être nationalisés pour limiter les dégâts : http://www.rue89.com/2008/09/10/fannie-et-freddie-le-liberalisme-americain-aussi-a-ses-limites?page=1
    Sinon, le modèle se casse la gueule ? Ca changera pas grand chose. Ca pousse déjà au portillon des candidats maitres du monde. La Chine est presque déjà assise dans le fauteuil d’ailleurs…

  6. 6 - SearclawNo Gravatar

    Les enfants, si (quand ? ) les états unis couleront, On coule tous avec eux. Au niveau économique, je veux dire. Tout le monde, sans exeption, a beaucoup trop de dollars. On leur rachète même leur dette. Je parle même pas des complications géo-politiques.

  7. 7 - NounNo Gravatar

    Je sais pas si les USA couleront à proprement parler, mais il est évident qu’il ne seront pas number one pendant bien longtemps. 10-20 ans tout au plus. Il est probable que ça n’arrange pas nos affaires. Je pense pas que ça pertubera beaucoup la Chine. Et encore moins que ça la fasse couler. La Chine « possède » de plus en plus les USA (et le reste) et est moins dépendante à plein de niveaux. Si embûches il y a (et il y aura) pour la Chine, elle viendront bien plus de l’intérieur que des USA et de leur chute. A mon avis biensûr. Je pense pour ma part que focaliser sur l’impéralisme américain est déjà un peu has been. Même s’il y a encore à dire et redire. Evidemment. Après, les complications « géo-politiques », ça peut rapidement tout faire basculer. Dollar ou pas.

  8. 8 - SearclawNo Gravatar

    La Chine détient actuellement 40 % de la dette américaine, et continuent d’acheter quotidiennement. La dette, c’est des dollars. Si les ricains tombent, ils perdent ENORMEMENT d’argent. D’autant plus, que, comme tu le dis, ils vont avoir des petits soucis à la maison… Il n’y a pas un pays qui ne serait pas touché de plein fouet. Même pas la Suisse. Pour une fois… On tourne tous au petit billet vert. Merci Mr Marshall. Ca tiendra dix ans dans le scénario optimiste du lent déclin. Si on a un seul attentat vaguement important entre temps, ou un gros pipeline de bousillé, BOUM le dollar il dérouille direct. Plus on attend, plus on prend de la vitesse, et plus le choc est brutal. Les gens aux manettes (FMI, Banque mondiale) sont perplexes comme un type à 300 à l’heure, sans freins, sur une autoroute avec un mur en face. Je saute maintenant, ou je compte sur mon airbag ? Y’a pas de bon choix, mais ceux qui vont vraiment en trinquer un max, c’est les 6 milliards de passagers sans ceinture.

  9. 9 - SearclawNo Gravatar

    C’est très vrai. Mais ils ont pas de pétrole. Du coup pour transporter les marchandises à un prix abordable, ça risque d’être tendu. C’est grand la Chine… Ceci étant, ils ont des yaks non ? Reste les tibétains, robuste peuple montagnard qui porront servir de bêtes de somme en cas de problème.

  10. 10 - NounNo Gravatar

    Les Chinois perdront certes. Mais bien moins que les autres, dans la mesure où eux ils ont encore ce que beaucoup n’ont plus (nous les premiers) : un marché intérieur capable d’un minimum d’indépendance vis à vis du reste du monde.

  11. 11 - SearclawNo Gravatar

    Les choses se précisent mes amis. Achetez des pates !

  12. 12 - SearclawNo Gravatar

    Bon. Je crois que ça y est cette fois. J’en mettrais pas ma main à couper, mais là… je pense que ça va secouer dans pas longtemps. J’en discutais hier avec Noun, et la tendance se confirme en début de cette nouvelle semaine. Comme prévu (par certains), le dollar est entrain de chuter comme une pierre. La Russie a abandonné le dollar la semaine dernière comme fond de réserve, et je vous assure que maintenant, la porte est ouverte. Aucun pays ne voudra être le dernier à se débarrasser du billet vert.

    Aujourd’hui, après deux semaines de pertes continues, le dollar est aux environs de 1,4220, alors que il y’a un mois il se trouvait sous la barre des 1,30. Je rappelle que le plus bas historique est de 1.4836, et vu l’accélération de la dernière semaine (de 1,35 à 1,42 en 7 jours, je précise que c’est énorme pour ceux qui y connaissent rien), on pourra faire péter le record d’ici 15 jours/ trois semaines, peut être même avant, et qui sait, franchir du coup le cap symbolique du 1,5, ce qui serait, à mon sens, le début de la fin.

    Pour résumer. Je prévois, d’ici la fin de l’été, un dollar autour des 1,45/1,50. Ensuite, les choses sérieuses commenceront. Un nouveau Crack global vers septembre-octobre, avec un occident/asie particulièrement touché. A priori, ça sera très, très, moche. Quand on regarde les chiffres, je peux me planter sur la date, mais pas sur le dénouement. Nous vivons des moments historiques. Si on veut que le système libéral (dont je suis pas méga-friand à la base) fonctionne vaguement, on laisse le cycle « boom bust boom » réguler le marché. Là on a empêché le marché de se corriger depuis 1929, à coups d’injection massive de fonds, et de bidouillage des taux d’inflation. Si vous croyez être entrain de vivre « la crise » en ce moment, détrompez vous, car un siècle de manipulation des marchés pour maintenir la croissance est sur le point d’atteindre le point de non retour.

    Ce post est alarmiste, sans doute. Peut-être quelqu’un aura t’il une idée géniale qui résoudra tout. Perso je crois pas que ce soit mathématiquement possible, et ça fait deux ans que j’étudie sérieusement la question. Les états divers et variés se content d’injecter encore plus d’argent dans le système, ce qui à ce stade, revient à insérer des bâtons de dynamite dans la bombe qu’on essaye de désamorcer, et pour moi, ça prouve que, au mieux, ils n’ont rien compris à ce qui se passe. Mais après je suis pas économiste.

    Donc j’insiste encore, quitte à passer pour un gros taré de survivalist. Faites des réserves de nourriture. Si je me plante, vous boufferez vos réserves petit à petit en vous marrant. Si c’est pas le cas, si je me plante pas, je vous assure que quand le commerce international cessera (comme il a failli le faire l’année dernière au pire du Crack, avec les banques qui commençaient à refuser de financer ou d’assurer les affréteurs, juste avant que la réunion d’urgence du G20 a réussi à renverser la vapeur -de justesse) vous serez foutrement contents d’avoir écouté mon humble opinion.

    Si mon humble opinion ne vous suffit pas, allez voir ICI :

    http://www.leap2020.eu/

    Ils ne partagent pas mon avis sur tout, bien trop naïfs concernant l’Europe à mon sens, mais si vous lisez les articles de ce think-tank (et constatez la justesse des prévisions qu’ils ont faites durant le cours de l’année dernière), ça vous donnera une idée globale de la situation.

    (disclaimer : je ne travaille pour aucun grand groupe agro-alimentaire, ni pour LEAP) ^^

  13. 13 - NounNo Gravatar

    Ouaip.
    Je suis pas très calé en économie (pourtant une formation accélérée semble indispensable par les temps qui courent…). Toujours est-il que pour te donner la réplique, j’aurai du faire appelle à Paul Jorion (un des Cassandre qui avait prévu la crise des sub-primes).
    Entre prévision d’un crack bien plus important pour dans quelques mois, d’une durée de sévère crise de 10-15 ans, en passant par la fin du capitalisme américain, le sauvetage chinois (domage il développe peu sur ce thème), le fonctionnement oligarchique des USA, la bêtise de nos dirigeants et médias sur le traitement de la dite crise, etc…
    C’est une heure très instructive….

    PS : juste par rapport à ce qu’on racontait plus haut, la Chine fait comme la Russie et se débarrasse de ses dollars en douce (se qui pourrait être fait d’ici un an)…

  14. 14 - SearclawNo Gravatar

    Merci Noun, je vais lire ce Mr Jorion avec beaucoup d’intérêt. Concernant la Russie. Ils ont abandonné le dollar comme fond de réserve. C’est à dire qu’à partir de maintenant (en fait ça s’est fait en janvier apparemment, mais le rapport n’est sorti qu’en mai), le dollar ne constitue plus la devise principale de réserve, car les russes ont choisi désormais de privilégier l’euro face au dollar (47,5 % pour l’euro contre 41,5% pour le dollar). Ceci peut paraitre bénin, voire minime, pour le non initié, toutefois il faut savoir que cette décision est un vote de non confiance pour le dollar, de la part d’un pays puissant. (je rappelle que le dollar est LA devise des transactions internationales, et de ce fait une telle décision revient à défier ouvertement l’hégémonie du dollar).

    PS, (concernant la Chine) : tout à fait, de plus ils ont grandement réduit leurs achats de la dette ricaine en dollars, et l’ont fait basculer en Bonds d’état de 10 ans. Ils expriment régulièrement et de façon de plus en plus menaçante leurs craintes vis à vis du dollar. Ils sont inquiets. Ils peuvent pas tout renvoyer d’un coup, et savent que même des bonds de 10 ans, ça vaudra que dalle quand Mr Vert se cassera la gueule.

  15. 15 - NounNo Gravatar

    Jorion parle précisément du jour où officiellement le dollar ne représente plus aucune garantie pour personne.
    Même si depuis quelques temps déjà beaucoup de pays discutent pour passer à autre chose qu’au dollar comme réserve (diversification ? euro ? monnaie mondiale ?…)…

    NB : spéciale décidace pour toi dans la vidéo quant il évoque le Bilderberg lol…
    ;)

    NB2 : ça méritait plus un autre billet que des commentaires tout ça…

  16. 16 - SearclawNo Gravatar

    J’y pense, j’y pense….

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