Pendant mes activités plombières, le vent s’est levé, il souffle maintenant à une vingtaine de nœuds, secteur NNO. J’émerge des chiottes.
Direction Cap Finistère, cap au 240 si mes souvenirs sont bons, nous sommes au travers et le speedo confirme nos craintes : ce bateau est un veau.
Nous n’avons pas encore pris de ris (réduction de la voilure) car la mer est peu agitée, et dans ces conditions idéales, avec un catamaran de 15m, nous serions en droit d’espérer une vitesse d’environ 12 nœuds de moyenne. Nous n’en faisons même pas à 10.
Explication rationnelle : ce con de Ricain a bien sûr pris deux moteurs (un dans chaque coque) plus gros que ceux livrés en standard (75Ch au lieu de 50), mais surtout, en lieu et place des hélices bec-de-canard qui se mettent en drapeau quand on ne s’en sert pas, et ont donc une traînée quasi nulle, il a mis deux grosses hélices tripales inamovibles, certes plus puissantes au moteur, mais de vrais boulets dès qu’on est à la voile.
Nous faisons rapidement nos calculs : en perdant environ 15% de vitesse, c’est au minimum 20 milles par 24heures que nous ne faisons pas. A la fin de la transat, nous aurons navigué 5 jours pour rien.
Bon, du coup on se fait un petit digestif, Ti Punch comme il se doit…
Au petit matin, nous apercevons des globicéphales, des genres de gros dauphins noirs complètement amorphes, et de vrais dauphins très joueurs.
La matinée passe tranquillement. L’heure de l’apéro approche…
(Les photos officielles du Salina Fountaine-Pajot sur lequel nous naviguons sont là.)
A suivre…
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