Toujours à la bourre. Bon, aujourd’hui, j’ai déplacé un caillou, de 80cm environ, sur la gauche. Oui, mais un caillou genre menhir. A deux, il nous a fallu une bouteille de blanc, une de rosé, et six bières pour y arriver…

D’autre part, Melissa, métisse d’Ibiza, vit toujours dévêtue. Ne dites jamais que je vous ai dit ça, ou Melissa me tue. Ho, matez ma métisse. Ho, ma métisse est nue.

Mais ne nous éloignons pas de nos préoccupations marines. Donc, cinquième jour de mer.

L’ambiance est au beau fixe, nous bouffons comme des salauds, et picolons itou. Il nous reste encore plein de produits frais et nous ne nous privons pas de les agrémenter subtilement. Nous naviguons depuis plus de 24 heures à la voile, ce qui ne nous était pas arrivé depuis le départ. Bien sûr, celui qui voulait qu’on boive son sang, ce qu’on ne se prive pas de faire d’ailleurs, nous avait prévenus, vous vivrez dans un monde de peine et de douleur…
Et donc, vent, certes, mais vent contraire… Enfin presque. Il a tourné, il venait du nord est, il vient maintenant du nord ouest. Ce qui veut dire que nous devons remonter au vent. Et un catamaran, c’est pas fait pour ça. Ca remonte très mal, en cap, et en vitesse. Pour expliquer vite, on ne va pas où on veut, mais la manière optimiste de voir les choses, c’est de se dire qu’on y va pas vite. Enfin, nous sommes en train de changer de système, nous passons d’une dépression à un anticyclone. Nous savons que la pétole nous attend dans la transition, mais qu’ensuite, nous toucherons du vent du sud qui nous permettra de rejoindre l’ile de Sao Miguel aux Açores, pour y faire une escale rafraichissante et surtout, nos visas US. Même si ça ne nous arrange pas, nous sommes bien obligés d’y aller.
Comme nous sommes entre deux systèmes météo, la mer est presque plate, et je peux de nouveau dormir dans ma cabine. Ben, dernier arrivé, dernier servi, j’avais du me rabattre à mon arrivée sur ce qui restait, la cabine avant gauche.
Comme je suis en forme, je fais le constat suivant : si le bateau n’avance pas vite, et pas sur la route, au moins, je dors.

Cet article a été posté le Jeudi, 10 juillet, 2008 à 21:35 • Par .
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