Cette issue semblait inéluctable : je me suis laissé déborder…

Hier soir, enfin, ce matin heure locale, pendant le temps habituellement réservé à la rédaction de ma chronique, j’émergeais péniblement d’une cuite phénoménale, allongé dans un vaste plumard violet garni de 4 accortes indigènes aussi nues que putes.

Mais revenons à nos moutons, donc, sixième jour de mer, la pétole refait son apparition. Ce qui nous permet de faire une petite inspection générale du bateau. Et là, moche de chez moche au niveau de la voile d’avant. Le tube de l’enrouleur de génois est sorti de son axe. Une vis, par miracle, tient encore, mais l’autre est passée à la jaille. On respire un peu, c’est des vis spéciales, il n’y en a pas d’autre à bord, plus de vis, plus de génois, plus de génois, plus de vitesse, de maniabilité, de sécurité…

Après longue réflexion sur le meilleur moyen de réparer, décision est prise de scier le bas du tube tordu, et de muler dessus comme des salauds pour le faire rentrer dans son axe. Après deux heures d’efforts, ça a l’air de fonctionner, mais on va flipper pendant le reste du trajet que ça lache, surtout quand il va y avoir du vent…

A propos de vent, nous espérons une bascule au sud qui nous permettrait de rejoindre l’ile en ligne droite. Mais depuis le début, le vent est toujours un peu plus ouest que ne l’annonce la météo. Avec un peu de malchance, nous allons être obligés de faire le tour de l’ile pour atterrir à Punta Delgada…

Nous découvrons également deux grosses fissures au niveau du tableau arrière. Le polyester est fendu très nettement au dessus de chaque flotteur. C’est pas un endroit stratégique dans la construction du bateau, mais ça fait bizarre quand même. Je vérifie discrètement que le radeau de survie est bien à sa place, et près à être percuté…

Puis c’est l’heure de l’apéro.

 

Cet article a été posté le Vendredi, 18 juillet, 2008 à 11:30 • Par .
Catégories: Local.

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